Écriture

Tout simplement parce que la vie ne se passe pas comme on l’avait prévu, j’ai connu une traversée du désert pendant 1 an (1991) où je me suis retrouvé face à Nous,
baignant dans une drôle de société, la nôtre pourtant…
Oui, celle où des gens tombent et où d’autres avancent en trichant.
Avec tout ce qu’une vie peut offrir de bien et de mal, il fallait débattre,
analyser et raconter une histoire.
Et lentement, sans relâche, l’écriture est entrée dans mes activités de tous les jours : dans le métro, dans les hôtels, lors de déplacements sportifs, les trains, les avions, et même là, oui, au petit coin, où sous cet arbre qui existe toujours à Gennevilliers…
Même quand la neige recouvrait le sol de son manteau blanc, j’écrivais… j’écrivais…
Mes doigts glacés étaient reliés aux multiples saisons qui naissaient en moi, je capturais avec l’écriture : des émotions, des moments particuliers; tout ça rentrait dans cette vieille chemise rouge cartonnée à élastique, celle qui ne me quittait jamais, dans mon sac de sport où elle avait sa place. Elle renfermait la sensibilité d’un être, elle se nourrissait de mon imagination, qui puisait en sondant le cœur de l’homme, c’était une véritable alliance avec l’amour, avec un grand A comme amitié.

Et puis ce livre a fait son petit chemin, jusqu’à décrocher un contrat chez un éditeur à Londres, ensuite j’ai écris deux autres livres (actuellement à l’état de manuscrit et tapuscrit) :
« Travelling sur un voyage incroyable »
« Le Prince Dawidia, histoire d’un bébé sauvé au Japon »

Quel a été le meilleur moment à travers cette expérience ?
– C ’est drôle, cela est arrivé bien après, car à l’époque, l’intérêt était surtout de découvrir ce milieu, et tout ce que cela peut entraîner dans son sillage…
Imprimerie, présentation, promotion, éditeurs, associations, lancement d’un livre…
Pour ma part, j’avais choisi le roman autobiographique. On a tous plus ou moins, un jardin secret, où l’on renferme des souhaits, des envies; la mienne, était qu’un jour, ce livre passe les grilles d’une prison, afin d’élever l’âme de ceux qui sont dans le besoin.
Alors en effet, le plus beau souvenir que j’ai de cette aventure est d’avoir (15 ans après) offert aux trois meilleurs coureurs détenus ce livre d’espoir, lors d’une course de 10 km auquel j’ai participé, derrière leurs murs, dans leur cour, sous les cris de leurs camarades…
C’était à Loos, un fameux mercredi de Septembre 2009, comme le veut la coutume.
Ce jour-là, j’avais bouclé la boucle de mon livre, et j’ai aussi vu les bienfaits du sport dans leurs regards pétillants.

– Avez-vous le souvenir d’un livre qui vous a emmené très loin ?
– Sans hésité, « La forêt des Mythimages » de Robert Holdstock. Énorme livre que j’ai lu à 21 ans, l’âge idéale pour le lire, surtout que je revenais d’Amazonie. Je dis cela, car il est vraiment question de forêt, j’ai rarement ressenti une envie comme ça : de vouloir vivre ce que je lisais. On tombe vite fou amoureux de cette jeune femme nommée Guiwenneth, de plus, j’aime assez le rôle de Steven, son frère Christian lui, est plus effrayant mais ce livre est superbe dans son style, Robert réussit à nous amener au cœur de cet univers mystérieux.

– Et l’après lecture… ?
– Le voir se réaliser dans un film !
Comment ce fait-il qu’aucun cinéaste n’a pu penser à le mettre sur pellicule ?
Ha ! Si je pouvais, ce serait sans hésitation.
Pour la petite anecdote et pourtant je ne suis pas superstitieux, mais ce livre est à moins de 1m de moi quand je suis dans mon lit et cela depuis 26 ans, c’est bizarre…

– Avez-vous retrouvé des livres aussi captivants dernièrement ?
– Oui, j’ai lu cette année « L’ombre du vent » de Carlos Ruiz Zafon, et là j’ai retrouvé un peu de Holdstock, sauf que l’atmosphère est presque palpable.
Julian Carax reste un personnage que l’on attend tout au long du livre, on finit par vouloir le voir en vrai et c’est ça justement qui nous tiens en haleine, où est il ?
C’est donc de loin le livre de l’année parmi mes lectures, « Ce roman, traduit en trente-six langues différentes, est devenu un best-seller mondial, avec plus de douze millions d’exemplaires vendus. ».
A lire… du coup j’ai acheté encore un livre de Ruiz Zafon, « Le jeu de l’ange ».

– Voudriez-vous écrire un livre sur un problème actuel ?
– Ha ha…
Vous avez le nez fin, mon 4ème livre est en cours, le cas des « Enfants de la Lune » ne me laisse pas indifférent, j’ai donc commencé un tout nouveau roman…

Edit : Roman terminé